Remarque : j’ai écrit cet article dans le cadre de la troisième édition du festival A la Croisée des Blogs, sur le thème du “courage”. Vous pourrez retrouver tous les articles de cette troisième édition sur le blog de Laurent Dureau ici.

Si il y a bien une chose que nous, les timides, redoutons, c’est exprimer un refus. Par conséquent, nous sommes perçu comme des gens gentils, très braves… mais sans personnalité. Ici il ne s’agit pas de devenir égoïste et d’arrêter d’aider les gens. Il s’agit simplement de faire ce que l’on souhaite faire et de ne pas s’apitoyer plus tard sur nos décisions. Dire non… c’est savoir exister. Je refuse…donc je suis.

Ne jamais dire non, comme l’indique le Dr Frederic Fanget dans son livre « affirmez-vous», c’est comme être une maison sans porte et fenêtre ouverte au vent et à la pluie. Au bout d’un moment les intempéries viendront à bout de cette maison. Non, il faut savoir ouvrir notre porte à ce que l’on veut mais savoir également la fermer pour notre protection.

Dans la vie de tous les jours, il est nécessaire de savoir refuser les avances d’un garçon (oui…enfin…vous n’êtes pas obligées, demoiselles), de dire non à un marchand sur le palier de votre porte après son discours de cinq minutes sur les bienfaits de l’éponge révolutionnaire lavant plus propre que propre, ou bien d’avouer à son patron que cette tâche supplémentaire ne pourra être faite sans des moyens adéquats. D’ailleurs à ce propos, il est important de préciser qu’il n’y a pas que le oui et le non. Il y a aussi le négociable… notamment avec le patron… Mais ceci est une autre histoire et méritera d’autres articles.

Passons en maintenant à la pratique.

De manière principale :

- Si vous ne voulez pas faire quelque chose, dites NON et pas OUI. C’est votre droit en tant qu’individu.

- Vous n’avez pas à vous justifier dans tous les cas. Bien que ça peut être diplomatique à propos du patron, avec le marchand ambulant ce n’est pas le cas. D’autant plus que vous justifiez rebondira sur une « contre-attaque » qui vous enfermera dans un cercle vicieux et interminable de justifications.

- Si la négociation est la meilleur solution, commencez par refuser clairement la proposition avant d’entamer le dialogue. En cas, contraire vous partiriez déjà perdant.

Voici désormais une méthode en cinq étapes pour vous affirmer en disant NON. Toutefois dans la plupart des cas, les cinq étapes ne sont pas nécessaires et les premières suffiront.

1- Commencer par dire NON de manière claire et précise. « Non, je n’achèterai rien ».

2- Mettez vous en mode « disque rayé », c’est-à-dire répétez le NON si votre interlocuteur insiste. « Comme je vous l’ai dit, ma réponse est NON ».

3- Démontrez de l’empathie pour mieux faire passer votre refus. « J’imagine que vous travaillez dure pour parvenir à vendre toutes vos éponges magique et je suis vraiment désolé de ne pas vous en acheter. » Remettez vous en mode « disque rayé » si nécessaire.

4- Si votre interlocuteur n’a toujours pas laissé tombé, ce qui devrait être rare, il est d’émettre vos émotions négatives. « Cette discution commence à me fatiguer et cela me gêne que vous continuez à insister ».

5- Enfin, si le malotru est toujours sur le paillasson, il est temps de lui fermer la porte au nez

Ceci peut ensuite être modulé en fonction de la personne que vous avez en face. Autant vous pourrez être ferme dés le départ avec le marchant ambulant, autant vous privilégierez l’empathie avec un ou une ami(e) affirmé(e). « Véronique, je suis extrêmement gêné de ne pouvoir te garder tes enfants mardi soir. D’autant que tu sais que je n’ai pas l’habitude de refuser des services. Mais mardi soir Brian m’a invité à diner… ».

Si d’autres techniques pour travailler votre assertivité vous intéressent, vous pouvez voir cet article vous apprenant à donner votre avis et à “critiquer”.

Pour discuter de tout cela, rendez-vous sur le forum de Stop Timidité.

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